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Avis d'enquête publique

Avis d'enquête publique

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publié le 22/05/2015

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Commençons par le blason et l'origine du nom de notre village.

blasonLE BLASON
Les armes de Châteauvieux sont d'or, à un château de gueules.

ORIGINE DU NOM
Châteauvieux, tire son nom d'un ancien château-fort bâti sur le rocher au dessus du village actuel.

En latin "Castrum Vetus"
En provençal "Castéou Vielh"
Le village à été nommé ainsi dés Xème siècle soit avant l'an mil.

Ce village dont les armes sont encore parlantes, était du diocèse de Fréjus et de la vigueur de Castellane.


Pour tenter de présenter sommairement l'histoire de notre commune, prenons un fil conducteur. Nos villages montagnards ont été irrigués de tout temps par le mouvement de l'histoire. Châteauvieux en est un exemple éclatant.

Dans la Grotte Des Fées, à moins d'un kilomètre du village, Châteauvieux, pendant près de cinq millénaires avait gardé intact et ignoré un des plus importants gisements de l'âge de bronze de la Région Méditerranéenne française.

Le comte Begouen y découvrit en 1912 les débris d'un vase néolithique et les vestiges de l'âge de Bronze. Au début des années cinquante, après sa découverte ou redécouverte, et après quelques prélèvements opérés par des scientifiques (certains éléments sont d'ailleurs regroupés dans un Musée de Monaco), Le gisement à été malheureusement pillé. On dit qu'elle servit jadis de prison.

Toujours prés du village, au quartier dit de L'église Vieille avaient été découverts des vestiges d'ateliers de poterie Gallo-Romains, de récents travaux municipaux ont mis à jour, sur ce lieu, de belles argiles multicolores. Certains affirment que sur la crête de la Colline de la Viéra, à laquelle s'adosse l'actuel village, s'élevait un castrum romain.

Sautons donc un millénaire et revenons à la réalité historique. Dés le Xème siècle, Châteauvieux qui se situait sur cette même crête, portait déjà ce nom que l'on trouve en 1156 pour la première fois dans une chartre sous l'appellation de "castello veteri" ce qui confirme bien son ancienneté !

Une tombe et des fibules en bronze y ont été découverts par l'Abbé Chaperon.

Nouveau lien tangible avec le Moyen Âge européen et l'histoire de France : au fond d'un vallon retiré (comme une petite abbaye de Sénanque), se nichait, vers le XIIème siècle un couvent de Sisterciennes.

Il fût ruiné, au XVIème siècle par les hommes d'une grande compagnie désoeuvrée conduite par Raymond de Turenne. L'histoire ne nous a pas rapporté les outrages qu'ont pu subir les religieuses, mais il reste, au milieu des ruines arasées, une chapelle dont l'abside avec ses aréatures pourrait bien être "d'origine". Elle eût pour abbesses, Huguette de Villeneuve et Béatrice de Castellane.

En 1575, le château fut rasé par le Baron de Vins, ainsi que le "Plus Haut-Village" installé à flanc de côteau autour de son église.

Deux siècle plus tard, ce qui nous mène en 1775 , fut fondé le "Plus Bas-Village" deux villages en un qui font toute l'originalité de notre commune et qui existent toujours de nos jours.

La chapelle Saint Pierre en Demueyes reste un lieu de pélérinage local On y venait à la source pour ses pouvoirs pouvoirs guérisseurs

Pratique s'apparentant à la Magie ??? Les rigueurs tardives de l'Eglise de la Contre-Réforme auraient-elles eu de lointains effets et la sévérité du jugement porté sur les relations sexuelles coupables qu'auraient nouées, à Marseille, au XVIIème siècle l'Abbé Gaudridi et une jeune noble provençale, Magdeleine de la Palud-Demandolx.

Accusés de sorcellerie, ils furent condamnés, le prêtre, à été brûlé vif sur la Place des Prêcheurs à Aix en 1611, et la jeune fille, en 1651 à été exilée et recluse à Châteauvieux.

C'est ainsi que "La Demandolx" passera 16 ans de sollitude à Châteauvieux. Elle mourut à l'âge de 77 ans en 1670 et fut inhumée devant l'autel de Sainte Claire, dans l'église du village. La maison voisine où elle vécut, léguée à la communauté, servit longtemps de mairie et d'école. Il s'agit actuellement de la mairie. 

L'écrivain et universitaire aixois Raymond Jean s'est servi de la trame de ce récit dans son roman "La Fontaine Obscure" et Claude-Alain Saul après avoir présenté sa thèse où il est question de Magdeleine de La Palud-Demandolx, s'apprête à publier un livre sur notre héroïne.

Au XVIIIème siècle, nouvelles corrélations entre notre toute petite communauté de moins de 200 âmes et l'histoire nationale... Louis XVI, vers la fin de son règne, exile un evêque janséniste et récalcitrant Monseigneur Jean Soanen sur l'un de trois evêchés-gueux de Provence, "Sènes-Castellane".

Et on trouvait encore il y a quarante ans, à Châteauvieux, dont la paroisse dépendait de cet évêque, une petite bibliothèque, religieuse et profane, d'inspiration janséniste. Le village dés le XVIème siècle, était descendu de son perchoir au quartier dit du "Plus Vieux Village", s'agrandit aux XVIIème et XVIIIème siècles d'un faux bourg situé en contre bas, le "Le Plus Bas Village".

Un château d'agrément y fut construit au XVIIIème selon les normes de l'architecture provençale : parallelépipède et toit à quatre pans.

A qui appartenait-il ?

Entre autres, à deux familles très connues, LES GALLIFET, auxquels nous devons le "Château du Tholonet" actuel siège du Conseil de Provence et aussi Général Gallifet, chef militaire des Versaillais, qui écrase la Commune. Et LES D'ARBAUD, dont on connaît le poête provençal et félibre, José d'Arbaud.

Dans le domaine du langage sinon de la culture, on sait que le français à été introduit dans ce qui est le département du Var bien avant qu'il le soit dans la Provence Rhodanienne.

Un exemple à Châteauvieux.
Nous avons vu un mauvais petit carnet de compte où est enregistré le nombre de sacs de blé remis à une Anne de Coriolis. Il date de 1597 et il est déjà écrit en français.

Cette "Anne de Coriolis" appartenait à la famille de la jeune qu'épousa le poête Malherbe, au siècle suivant, quand il était secrétaire d'un Mazarin, archevêque d'Aix.

Pour terminer, une anecdote : Jean Pons Veyran, tisserand, consul de Châteauvieux, en devint à la révolution le Premier Maire. Et le Musée actuel demeure dans la Maison de Jean Pons Veyran.

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